Les huîtres perlières


Qualité de la perle

1) Les différents types de perles

La beauté des perles dépend de plusieurs critères : la forme, la couleur, les impuretés, son orient ou encore son lustre. La perle de culture de Tahiti se différencie par ses différentes formes : perle ronde, semi-ronde, cerclée, baroque et semi-baroque.

Les différentes formes de perles (photo prise d’internet)

Les différentes formes de perles (photo prise d’internet)

Les perles diffèrent par leur forme ou leur couleur. Celle-ci est due aux molécules qui s’intercalent entre les couches de nacre. Il existe différentes couleurs : du blanc au noir en passant par diverses nuances de rose, vert, jaune, bleu, marron et or. Elles dépendent de l’environnement et des éléments nutritifs de l’huître (comme pour le flamand qui est rose à cause des crevettes dont il se nourrit) : la présence de sels minéraux dans l’eau, le degré de salinité et la teneur en plancton du milieu. La température de l’eau et l’espèce peuvent aussi influencer sa qualité. Ainsi,la Pinctada margaritifera produit des perles noires alors que la Pinctada maxima en produit aux couleurs or. La plupart des huîtres produisent néanmoins des perles blanches. Cependant, le mécanisme de pigmentation des perles reste encore relativement assez méconnu. De plus, toutes les perles n’ont pas un aspect nacré : certaines ressemblent à de la porcelaine puisque les cristaux d’aragonite ne sont pas parallèles à la surface de la perle mais perpendiculaires.
Les perles sont classées suivant leur qualité : de la lettre A pour une perle n’ayant qu’une ou quelques imperfections sur moins de 5% de sa surface mais son lustre est beau, à la lettre D s’il y a de nombreuses imperfections, sans considération de lustre.

Différentes qualités de surface de perles de culture : surface propre à gauche, importantes imperfections à droite (photo prise d’internet)

Différentes qualités de surface de perles de culture : surface propre à gauche,
importantes imperfections à droite (photo prise d’internet)

2) Le lustre des perles et la nacre

Le lustre correspond la brillance de la perle et est dû à la réflexion de la lumière à sa surface.

Le lustre des perles : de gauche à droite : éclatant, brillant, pâle et pauvre (photo prise d’internet)

Le lustre des perles : de gauche à droite : éclatant, brillant, pâle et pauvre (photo prise d’internet)

L’orient est dû à la diffraction des rayons par les couches de nacre. Il est d’autant plus beau que les couches sont nombreuses et que les cristaux sont fins et réguliers. L’orient est plus beau pour une perle naturelle que pour une de culture puisque le cœur de la perle est plus petit donc la couche de nacre est plus importante car elle est restée longtemps dans l’huître. En revanche, le cœur des perles fines est plus irrégulier que celui des perles de culture puisqu’il s’agit d’une impureté qui disparaît ensuite par décomposition.

Nacre régulière (Schéma fait par les membres du groupe)

Nacre régulière (Schéma fait par les membres du groupe)

Lorsque la surface de la perle est lisse, les rayons incidents (de la lumière blanche ici représentée en rouge) sont réfléchis parallèlement entre eux et on observe alors une image nette.

Nacre irrégulière (Schéma fait par les membres du groupe)

Nacre irrégulière (Schéma fait par les membres du groupe)

Si la surface n’est pas lisse, les rayons sont réfléchis dans toutes les directions car ils subissent plusieurs réflexions et réfractions.
Les dispersion ont pour effet de séparer les longueurs d’ondes de la lumière.

La nacre est formée de tablettes de carbonate de calcium sous forme d’aragonite séparées par des couches organiques. Cette structure lamellaire donne à la nacre une résistance 3000 fois supérieure à celle d’un bloc d’aragonite pur. L’organisation des plaques d’aragonite de la nacre semble avoir une influence sur la structure minérale finale.

Organisation de la nacre (Schéma fait par les membres du groupe)


Organisation de la nacre (Schéma fait par les membres du groupe)

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