Les huîtres perlières


Physiologie d’une huître

1) Expérience de dissection de l’huître

Objectif :
  • Découvrir l’anatomie de l’huître

Matériel :
  • Gants de protection
  • Plusieurs huîtres
  • Scalpel
  • Couteau
  • Cuvette à dissection
  • Pinces
  • Loupe
  • Lampe

(Toutes les photos ont été prises durant l’expérience)

Orientation (tenir l’huître comme ci dessous)

 On positionne l’huître sur sa valve gauche

On positionne l’huître sur sa valve gauche

 X : position présumée du muscle adducteur

X : position présumée du muscle adducteur

Ouverture de la coquille

Pour ouvrir l’huître, il faut sectionner le muscle adducteur qui maintient les valves fermées. On saisit l’huître dans la main gantée et on introduit la pointe du couteau dans la zone d’affrontement des deux valves. On fait pénétrer le couteau en profondeur le long de l’intérieur de la valve droite par des mouvements latéraux.

Le lobe droit du manteau est fixé à la masse viscérale (1)

Le lobe droit du manteau est fixé à la masse viscérale (1)

Le lobe du manteau est resté fixé sur la valve droite de la coquille (2)

Le lobe du manteau est resté fixé sur la valve droite de la coquille (2)

Dans certains cas le lobe droit du manteau reste fixé à la masse viscérale (photo 1). On peut alors observer une fine couche blanche qui recouvre les branchies de l’huître. D’autres fois, le lobe du manteau reste fixé sur la valve droite de la coquille (photo 2). On peut alors voir les branchies.

Anatomie Interne

 Photo légendée de l’anatomie de l’huître

Photo légendée de l’anatomie de l’huître

Schéma de l’anatomie de l’huître (schéma pris d’internet)

Schéma de l’anatomie de l’huître (schéma pris d’internet)

On élimine le lobe droit, dans les cas où il n’est pas resté collé à la coquille. On peut alors voir l’anatomie interne de l’huître. On observe le manteau qui est la partie la plus externe du corps mou de l’huître. Ensuite, la partie intérieure est majoritairement constituée des branchies et du muscle adducteur, qui maintenait l’huître fermée. Le cœur se trouve contre ce muscle adducteur.

2) Constitution d’une huître

L’huître est constituée de deux coquilles qu’elle fabrique elle-même : c’est un bivalve. Elle est le résultat d’une biominéralisation, c’est-à-dire de la croissance d’un minéral guidé par un être vivant. Celui-ci fabrique d’abord un « moule », appelé matrice, constitué de molécules organiques, qui servira de support aux cristaux en formation.

La biominéralisation est le phénomène par lequel un organisme vivant fabrique des minéraux. La biominéralisation permet aux êtres vivants de contrôler le dépôt de minéral à leur bénéfice. Au cours de l’évolution biologique, ce processus ne cesse de construire des formes de plus en plus variées : coquilles des mollusques, carapaces des crabes et squelettes des vertébrés, donc nos propres os.

Situé entre la coquille et le corps mou, le manteau recouvre et protège l’huître, mais permet aussi de fabriquer les perles. Les branchies ont pour rôle la respiration et l’apport des matières nutritives (le plancton) jusqu’à la bouche de l’huître. Le manteau va sécréter tous les constituants de la coquille. À l’intérieur de celui-ci, se trouve de l’hémolymphe transparent (sang) et la surface est couverte d’un épithélium (tissu externe ou interne). Entre le manteau, la surface interne de la coquille et le périostracum (fine couche de protéines qui couvre la surface externe de la coquille), se trouve un fluide appelé fluide extrapalléal au sein duquel la fabrication de la coquille a lieu ; c’est la biominéralisation.

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